Je fais de la presse poubelle mais je la fais bien
30 octobre 2008

Rachida Dati – l’Obs déterre François Sarkozy

Ils sont marrants au Nouvel Observateur. Toujours prompts à dénoncer les dérives pipolotiques de la Sarkozie, il ne sont jamais les derniers à balancer des petits scuds qui n’ont rien à envier à ceux de la presse à scandale.

Cette semaine, par exemple, dans le papier consacré à Trashida, le canard ajoute l’air de rien un nouveau nom à la liste des papas potentiels de l’enfant le plus scruté du moment. Celui de François Sarkozy, le frère de notre Président. Un nom qui n’ a pourtant jamais vraiment circulé dans les milieux autorisés. La rédaction du Nouvel Obs est maline. Elle n’écrit pas clairement ce qu’elle sous-entend. Mais emploie des chemins détournés. D’abord en choisissant opportunément une photo de Rachida Dati et de François Sarkozy, prise en juin 2008, sur les trois images illustrant le reportage. Les deux autres étant une photo de la ministre l’air tendu et un cliché de Rachida et Arthur.

Quant au texte, c’est tout aussi peu clair et tout autant insinué :

Et les dernières incartades de la ministre ont singulièrement agacé l’Elysée. Exemple, le 19 septembre, la garde des Sceaux est photographiée à la biennale des Antiquaires, à Paris, aux côtés d’Arthur, l’animateur de télévision, et de François Sarkozy… le frère du président. A l’Elysée, on suit à la loupe les rumeurs concernant l’identité du père de l’enfant de Rachida. Nicolas Sarkozy est fou de rage quand il découvre le cliché. Il téléphone à la garde des Sceaux et lui passe un savon.

Et dire qu’on avait oublié d’enquêter du côté du frère du président. Merci le Nouvel Obs !



28 octobre 2008

Les Infiltrés – Closer : Renaud Averell l’a vu

Je m’étais juré d’en parler, j’avais oublié. Heureusement, le camarade Artypop est là. Renaud Revel, chroniqueur dans l’émission J‘ai mes sources, de France-Inter, et journaliste à l’Express a participé à l’enregistement du numéro des Infiltrés consacré à Closer. Il en a tiré une note pour son blog (blog qui prouve d’ailleurs qu’on peut être rédacteur en chef de l’Express et faire une dizaine de fautes par feuillet).

Voyez plutôt :

Si l’on y voit le quotidien d’un journal habitué à traquer le people, rien n’est venu véritablement nous éclairer sur les véritables pratiques de cette presse, où le secret et l’opacité sont de mise. Articles bricolés sur un coin de table, certes, conversations à la machine à café, interrogations de journalistes en quête de rumeurs et de scoops…rien de très accablant, ni de très méchant pour finir. Seul passage hilarant, le reportage bidonné par France 2, avec la complicité de Naguy et vendu à Ici Paris.

Laurence Pieau a pu, du coup, se lâcher. Réfutant avec pugnacité les procès de « bidonnage », cette jeune femme au tempérament bien trempé, s’est offerte une jolie tribune sur le plateau de David Pujadas, (merci France 2 !), ne lâchant rien et défendant avec intelligence son métier.
Même les avocats présents sur le plateau se sont surpris à saluer l’honnêteté et le courage de la journaliste qu’ils ont pourtant souvent assigné en diffamation ! Brillant, Pujadas eut beau tenté de déstabiliser la directrice de Closer, rien n’y a fait.

[Dans les coulisses de Closer...et sur le plateau de Pujadas]

C’est beau le corporatisme intéressé la confraternité. Renaud Revel, toujours prompt à imaginer la manip et le bidonnage dans les titres de notre groupe (il a visiblement une dent contre mon éditeur) vole au secours de sa copine Laurence Pieau et ne stigmatise que cette pauvre rédaction cacochyme d’Ici Paris (c’est moche, Renaud, de tirer sur les ambulances).

« Réfutant avec pugnacité les accusations de bidonnage » écrit-il. Ben tiens, elle va pas dire le contraire. Si Renaud Revel faisait son boulot de journaliste, il verrait bien qu’une bonne partie des sujets de Closer sont bidonnés. Cet été, le mag avait truqué une série photo concernant Flavie Flament pour mieux  annoncer sa prétendue grossesse en Une. Laurence avait fait effacer toutes les clopes que fumait Flavie sur les clichés publiés. (Message perso : Laurence, j’ai les photos originales sur mon mac, au cas où te viendrait l’idée saugrenue de me menacer de poursuites. Bisous.)

Autre chose, Renaud Revel est proche de site Purepeople, qui se trouve, comme c’est étrange, dans la blogroll de son blog, bien au chaud à côté du site de JMM (et ça bosse sur France-Inter…). Pour les profanes, Purepeople est un site tenu par la très crainte prêtresse du people Mimi dont Revel semble être un très proche, comme l’insinue, entre autres, Backchich. Et cette fameuse Mimi, après avoir bossé pour notre rédac’ dans les ninenties, s’est largement rapprochée depuis juin 2005 de la rédactrice en chef de… Closer.

Vous n’écouterez plus jamais J’ai mes sources comme avant….

 

Edit : J’avais pas lu les commentaires de la note de Revel, mais Jean-Claude Elfassi enfonce le clou :

Concernant les coulisses, il est important de rajouter que Renaud Revel tutoie et embrasse Laurence Pieau. Laurence Pieau a refusé de débattre avec moi (étant le seul à connaître le fonctionnement de Closer) en exigeant que je ne sois pas présent sur le plateau en même temps qu’elle. Que Renaud Revel a encensé Laurence Pieau allant jusqu’à dire qu’elle pourrait être rédactrice en chef de L’EXPRESS. Sachant que Denis Jeambar, Directeur de la rédaction de L’EXPRESS et deux de ses collaborateurs ont été mis en examen en 2004 pour vol et recel de photos. Avec Laurence Pieau en bidonneuse d’informations, ça ferait une belle association de malfaiteurs. Jean-Claude Elfassi



26 octobre 2008

Les Infiltrés chez Closer

Bon, Hervé Chabalier, le boss de Capa, a confirmé hier dans + Clair que c’est la rédaction de Closer qui avait été infiltrée. Précisant par ailleurs que ses journalistes s’étaient promenés dans d’autres rédactions. Dont la nôtre ? Hmmmm possible… en tout cas, possible dans celle du print.
Cela dit, contrairement à Laurence Pieau, en panique à l’idée qu’on découvre qu’elle truque ses photos et que ses infos sont souvent du vent, je reste serein. Si nous avons été infiltrés, nous risquons tout au plus de passer pour des connards cyniques. Mais certainement pas pour des bidonneurs.



25 octobre 2008

Britney Spears part en live sur twitter

 

La lolitrash nous étonnera toujours. Britney Spears, au point de vue journalistique, est notre meilleur cliente. Chatte à l’air, drames familiaux, nervous breakdowns à répétition, elle ne nous a rien épargné et on l’en remercie. Un peu fatiguée d’être poursuivie par des paparazzi, Britney a décidé d’ouvrir son compte twitter, en espérant nous court-circuiter tenter de contrôler informations et photos la concernant. Pourquoi pas. On peut la comprendre, elle est la star la plus pourchassée du monde. Dès qu’elle prend sa caisse, elle créée des maxi-embouteillages dans L.A. à cause des dizaines de voitures de photographe à sa poursuite.

C’est une très bonne idée, touchante de naïveté. Inutile de préciser que je suis déjà un fidèle follower….



22 octobre 2008

Les infiltrés, c’est bien

N’ayant bien évidemment pas été invité à la projection presse des Infiltrés, j’ai dû attendre la diffusion du premier numéro, relatant une immersion en maison de retraite pour me faire un avis.

Sur le fond : c’est choc, c’est sensationnel et tristement vrai. La réalité de la vie en mouroir est trop souvent occultée en France. Oh bien sûr, tout le monde s’était inquiété de l’avenir de nos vieux après qu’ils sont tombés comme des mouches, pendant la canicule de 2003. Mais la seule chose qui a vraiment changé depuis, c’est que les salariés bossent un jour de plus à la Pentecôte. Evidemment, ce reportage ne provoquera rien de plus que des effets d’annonce d’un quelconque ministre et encore… mais il a le mérite de nous administrer une piqûre de rappel.

Sur la forme : deux choses. L’immersion tant décriée par les réactionnaires du SNJ et certains de mes confrères, qui se posent en chiens de garde d’une charte éthique du journalisme vieille de 90 ans (Jean-Michel Apathétique en tête), est essentielle. Je me souviens du temps où je bossais pour la grande presse. Le Parisien m’avait confié la mission d’établir, avec une équipe de camarades journalistes, le tout premier classement des maisons de retraites de l’Ile-de-France. C’était l’été 2004, on voulait surfer sur l’émotion suscitée par l’hécatombe de la canicule. Je m’étais tapé la visite de toutes les établissements pour retraités, après prise de rendez-vous, bien sûr. Visites guidée par les directeurs d’établissement, vieux triés sur le volet et soigneusement exposés à la Coréenne du Nord dans les « salles de vie », rien ne m’avait été épargné. Impossible de rencontrer les médecins, le personnel médical mais on m’avait donné une jolie plaquette décrivant à chaque fois la maison de retraite idéale. Je faisais mon boulot dans les limites imposées par la bonne éthique du journaliste. Mal. Et j’ai sûrement dû bien noter des établissements pas forcément mieux que celui montré ce soir… Je serais venu masqué, à la manière d’un chroniqueur du Guide Michelin, les résultats auraient certainement été différents. Mais j’ai respecté les règles.

Deuxième point, toujours sur la forme. Des petits malins ont tourné le reportage en ridicule au prétexte que tout était flouté, sous-titré. «  Il y a la soirée Ligue des Champions ce soir sur Canal, et très franchement, c’est beaucoup plus agréable à regarder que des images floues, floutées, bancales, moches, sombres, montrant de façon interminable des personnes âgées se faire molester », résume Bruno-Roger tout Petit d’une manière qui montre bien le niveau fort élevé de sa réflexion. Les images sont mauvaises, certes. Mais ne blâmons pas Capa. La responsable, c’est la loi française, qui encadre le droit à l’image avec une telle sévérité qu’en France, la plupart de ce qu’on nous vend sous l’étiquette information n’est rien d’autre que de la communication.

Pendant ce temps là, aux U.S.



21 octobre 2008

Trashida : le retour du roi

Chers amis, sachez que le nom de l’animateur télé de la Une, celui qui s’est reconverti en comique, revient en force dans le top 3 des pères supposés de l’enfant de Trashida. Après avoir tourné pendant tout l’été, il disparut à la rentrée de la liste de noms des papas pressentis. En particulier après la révélation, avec l’accord des deux parties (ou sans le désaccord, c’est pareil), du contenu du SMS que l’animateur a envoyé à la femme politique et la soirée de gala de la Biennale des antiquaires, où les deux dînèrent côte à côte, bien en vue et en tout bien tout honneur, juré craché. Voyant que les deux suspects semblaient n’avoir rien à cacher, les mauvaises langues se turent.

Mais la rumeur repart de plus belle. A tort ? Mystère. Avec le recul, le SMS et le dîner apparaissent comme une belle et très réussie opération d’intox, à la manière de la Lettre volée d’Edgar Allan Poe. Ou pas.



20 octobre 2008

Whois [oldbutgood]

Quel producteur a adopté un jeune garçon il y a de cela quelques années et l’a baisé jusqu’à sa majorité ?



16 octobre 2008

Google Map – Street view m’a shooteR.

Je le crois pas. J’ai bien vu passer la drôle de voiture de Google un matin, rue Galvani. Je fumais une clope devant mon rade préféré du quartier, que nous appelons affectueusement le T.P.I. parce que tous les clients ont des gueules de criminels de guerre. Eh bien Google m’a pas raté. On aperçoit même le vieux Michel au bar et la pute brune dont je connais pas le nom en train de fumer sa Malbak en terrasse.



9 octobre 2008

L’instant geek

Nouveaux MacBooks le 14 octobre. Plus que 5 jours…



9 octobre 2008

L’Etat finance sa propre presse people

Ça fait longtemps que le bruit court dans le milieu. La vénérable Poste, un service (encore) public, serait actionnaire d’un de nos concurrents, purepeople.com. Un lien qu’on n’a jamais pu établir, les propriétaires du site faisant tout pour rester discrets.

La journaliste Léna Lutaud, auteur des Dessous de la presse people, parus en 2007, fait aujourd’hui le lien dans un article du très sérieux Figaro.

Quant au site purepeople.com, dont le PDG, Cédric Sire, se défend de «faire du sensationnel», il a obtenu les deux plus gros scoops «people» de l’année : la grossesse de Rachida Dati et la passion naissante entre le président et Carla, en décembre. Ses actionnaires, dont Guillaume Multrier, le mari d’Alexandra Laroche-Joubert, et l’État – présent dans le capital via La Poste – ont été rassurés de constater que les intéressés ne les traînaient pas en justice. Précision qui a conduit certains observateurs à penser que ces opérations avaient, peut-être, été orchestrées.

Si ça, c’est pas de la concurrence déloyale…