Chez [Bakchich], on a le sens des affaires. L’argent de Free ne suffit pas à boucler les fins de moi, alors la rédaction doit trouver des idées. Et comme ce n’est certainement pas Sébastien FontaNiel qui va faire rentrer la monnaie, il faut créer des petits buzz histoire d’attirer le chaland.
Samedi, le site publiait un confidentiel sur Rachida Dati, le père de son enfant et le Maroc. Selon la brève, les services secrets de sa Majesté Mohammed VI aurait enquêté sur l’identité du papa de la petite fille de notre Garde des Sceaux et aurait conclu que ce serait José Maria Aznar. Une piste qui n’avait pas eu le temps d’être relayée par les médias français que l’intéressé démentait.
Dimanche, le Post et le Nouvel Obs reprenaient l’info, suivi aujourd’hui par quelques rares médias courageux. Le buzz prenant, la direction de [Bakchich] a fait passer sa brève en mode payant. Eh oui, alors que jusqu’à aujourd’hui midi, l’accès était gratuit, [Bakchich], site devenu le 8 décembre partiellement payant, a changé le statut de son papier histoire d’engranger quelques nouveaux abonnés à 50 euros l’année.
Malin. Mais chers amis, ne prenez pas la peine de dépenser vos sous pour vous abonner à [Bakchich]. D’une part la rédaction est suffisamment sympathique avec ses actionnaires pour leur demander quelque rallonge et d’autre part, cet article qui a mis le feu aux poudres, je l’ai lu. Il y est simplement écrit qu’après enquête des services secrets marocains, José Maria Aznar ne serait une piste qu’ils envisageraient très sérieusement. Rien de plus.
Mais les services secrets marocains, c’est pas le Mossad. Malgré tout le respect que j’ai pour les sujets du roi M6, je ne mettrais pas ma main à couper sur la foi de leurs infos. Et après quelques coups de fils passés par quelques confrères aujourd’hui, il apparaît que la piste est tout sauf sérieuse.
Alors quel intérêt de refaire filtrer le nom de José Maria Aznar ?
Pour les Marocains, l’envie d’embarrasser un peu plus cet ancien premier ministre espagnol marié et père de famille, qui les avait fortement irrités en envoyant des militaires sur l’îlot de Ceuta/Persil, un caillou sans intérêt revendiqué par les deux nations.
Pour la rédaction de [Bakchich], l’envie de se faire un peu d’argent avant d’aller faire les courses de Noël. Bien joué.